Juillet/Août 2016 : La Discordia prend des vacances

FullSizeRen6derFaute de monde et en raison des vacances d’été, La Discordia n’ouvrira pas cet été, à priori et sauf exceptions, qui seront annoncées à l’occasion. Pas de permanences donc le lundi 3 juillet 2016, et jusqu’à nouvel ordre. On pourra rester attentif (ou s’inscrire sur la liste publique de La Discordia en nous envoyant une demande par mail) au cas où des discussions (ou permanences) ponctuelles seraient annoncées pour cet été. Ce sera probablement le cas.

Salut à tous et toutes, et une pensée pour tous les prisonniers et prisonnières du monde, on vous souhaite un été révolté ! A bientôt.

Programme de mai/juin 2016

Télécharger le programme de La Discordia (4p – A5) – mai/juin 2016.

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La bibliothèque est ouverte tous les lundis de 18h à 21h (sauf le lundi 13 juin).

On trouvera toutes les suggestions de lecture des discussions à la bibliothèque en version papier. Pour être tenus au courant par mail des activités de La Discordia envoyez « Liste de diffusion » à ladiscordia[at]riseup.net


Apéritif de soutien

Lundi 30 mai 2016 – 19h

La Discordia étant gérée de façon autonome, tout soutien financier ou matériel sera le bienvenu et permettra à la bibliothèque de vivre.


Qu’est ce qu’on fait quand les mouvements meurent ? Un retour sur l’expérience de la lutte contre le nucléaire dans l’Italie des années ’80.

Mardi 14 juin 2016 – 19h

Les années ’80 sont marquées, en Italie, par la fin de l’intense agitation de masse qui avait frappé la décennie précédente. Le dernier mouvement d’ampleur de ce cycle, portant une partie des espoirs du passé, fut l’opposition au nucléaire civil, dans la première moitié des années 80. On nous présente l’histoire de cette opposition comme une victoire, parce qu’en 1987, un référendum établit l’arrêt progressif des centrales électronucléaires dans la péninsule. Mais qui est le vainqueur dans cette affaire, sinon la démocratie ?

En effet, la recherche nucléaire continue, des armes atomiques américaines sont stockées dans des bases sur le sol italien, des entreprises italiennes sont à la pointe dans le développement du nucléaire à l’étranger, mais surtout, ce qui a gagné dans le processus politique qui a mené au référendum fut une approche réformiste de l’opposition au nucléaire. L’approche révolutionnaire qui s’attaquait, elle, au nucléaire pour critiquer tout un monde qui le produit et qui en a besoin, a été mise de côté.

Lorsque les manifestations de masse disparaissent, que deviennent les révolutionnaires, les minorités radicales ? Certains ne sont pas rentrés chez eux, à attendre sagement le prochain mouvement social. Certains ont continué à élaborer, théoriquement comme dans la pratique, la réflexion anarchiste concernant l’intervention des minorités révolutionnaires dans des périodes de reflux.

Au delà de l’exemple historique intéressant, on voudrait discuter de ce que pourrait être l’intervention d’une minorité agissante au sein d’une masse – et en cas d’absence de cette masse. On voudrait réfléchir à ce que pourrait être une telle minorité (à l’opposé d’une avant-garde politique), à ses limites, à ses capacités. À la nécessité de ne pas baisser les bras parce qu’on serait peu nombreux. À la volonté de ne pas attendre, aux perspectives qui restent ouvertes. Parce que, comme le disent certains, les mouvements sont peut-être faits pour mourir, mais pas nos idées, ni notre envie d’en finir avec ce monde.

Suggestion de lecture :


Pour en finir avec l’idéologie anti-impérialiste et ses résidus

Dimanche 26 juin 2016 – 19h

Dans la mer des antiques erreurs du passé, reproduites à l’infini, on citera aisément le cas de l’anti-impérialisme. Si cette idéologie a notamment pris appui sur des tentatives d’émancipation qui ont eu cours lors de la décolonisation, d’un point de vue anti-autoritaire, elle est ce qui en est ressorti de pire, avec un certain succès. Il n’y a pourtant rien à en sauver, à part peut-être de belles images publicitaires de vulgaire propagande. Née de la fausse opposition des petites nations face aux grands empires, cette marotte historique de l’extrême gauche, qui, de Lénine à Arafat, a toujours eu pour rôle de transformer des conflits sociaux en guerres et/ou guérillas politiques et militaires à l’intérieur même desdites « nations », entre factions rivalisant pour prendre le pouvoir, ou bien entre nations et empires du nord et nations du sud, ou encore entre nations impérialistes et nations « opprimées » (qui ne sont rien d’autre que des vecteurs… d’oppression) ; de ladite révolution islamique d’Iran (qui, en fait, n’était que la contre-insurrection locale) aux vallées de larmes africaines ou sud-américaines, l’anti-impérialisme n’a jamais servi à rien d’autre qu’à faire triompher les nations, et avec elles, les États, pour écraser révoltes et insurrections sociales. Comme outil contre-insurrectionnel, l’idéologie anti-impérialiste a su, par le biais du marxisme-léninisme, montrer toute son efficacité au cours de la Guerre froide. Aujourd’hui, ses débris refont surface, comme pour accompagner la pauvreté d’une époque qui ne cesse de recycler seulement le pire de son héritage mité.

A travers la création quasi simultanée des entités étatiques israélienne et palestinienne (et dans la foulée, la création des « peuples », des « drapeaux » et des « nations millénaires » – qui n’existaient pas avant – qui vont avec…), a travers les exemples syriens ou kurdes, et pourquoi pas, d’autres encore (Vietnam, Cuba, Venezuela, Irak, Liban, Irlande, Libye, etc.) nous tenterons de dégager des axes critiques de la pensée et des pratiques de l’anti-impérialisme, afin d’en montrer les conséquences contre-révolutionnaires, au passé comme au présent. Contre-révolutionnaires aussi parce qu’elles admettent les revendications nationales, religieuses et étatistes qui ne font jamais que consolider le pouvoir, fût-ce un pouvoir à venir. Car l’anti-impérialisme fait aujourd’hui son retour, de pair avec d’autres formes dangereuses sous pavillon de gauche : nationalismes, identitarismes, racismes pseudo-subversifs, populismes, culturalismes et autres foyers idéologiques de séparation des exploités entre eux, sur des critères qui n’ont jamais rien de subversifs.

Suggestions de lectures :

Imposer l’ordre moral à coup de marteau – Communiqué de La Discordia

Sans titre-4[Merci à toutes celles et ceux qui sont passés nous affirmer leur soutien et leur détermination, qui nous écrivent, qui nous ont offert leur soutien matériel, et qui se sont exprimés publiquement en leurs noms ou en diffusant le communiqué ci-dessous. En vrac, Les oiseaux de passage,  Quelques rétifs au nouveau vieux monde de Caen, le journal anarchiste de Besançon Séditions, La BibLibre de Bruxelles, André Dréan, Léon de Mattis, Le Chat Noir ÉmeutierNonsstops, Delenda Est ÉditionsLa Rebelion de las palabras (Espagne), C’est déjà tout de suite,  le journal Bad Kids de Toulouse, L’incendiario (en italien), Dialectical Delinquents et des compagnons de Montpellier, Act For Freedom Now (an anglais), 325 (en anglais), Informa-Azione (en italien), UpprorsBladet (en suédois), l’émission Nuit Noire sur Radio Libertaire, l’émission La Terra Trama sur Radio Blackout (Turin, Italie), Machorka, Sous la Cendre (Caen), Contrainfo, Lucioles, Attaque, les rédacteurs de Paris Sous Tension, la Croce Nera Anarchica (en italien), Non Fides, Radio Vosstanie, Claude Guillon, Solidaires Athées, Ni patrie ni frontières, les AZA subversifs, la CNT-AIT de Toulouse, un anarchiste de Clermont-Ferrand, Le Moine Bleu, Paris Luttes Info & Marseille Infos Autonomes, Magazin, mais aussi le cortège libertaire du 1er mai qui a porté cette année un contenu anti-religieux offensif et décomplexé. C’est là le meilleur pied-de-nez à ceux qui voudraient empêcher (et à ceux qui s’empêchent par eux-mêmes) l’expression de contenus anti-religieux au sein comme à l’extérieur des milieux “radicaux”. Les anarchistes n’ont ni dieux ni maîtres et considèrent la religion et ses défenseurs divers comme leurs ennemis, la foi comme une aliénation et un rapport de domination de l’humain par l’humain, du reste on peut débattre. N’hésitez pas à porter d’autres liens ou communiqués à notre connaissance : ladiscordia (at) riseup.net.] Continue reading

Mardi 3 mai 2016 : Ni loi, ni travail – Où on en est ? Où veut-on aller ?

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Ni loi, ni travail – Où on en est ? Où veut-on aller ?

Mardi 3 mai 2016 – 19h.

Depuis quelques temps, ce début de mouvement social n’arrête pas de commencer. Des manifestations, trop souvent bridées par les syndicats ou chapeautées par des avant-gardes militaros. Quelques occupations de fac où la confusion règne (et même la ségrégation sur des bases de « races sociales », sic!). La foire citoyenne et confusionniste de la Nuit debout, avec sa cohorte d’indignation et de chauvinisme qui sent le rance des extrêmes droites et gauches.

En gros, tout est en œuvre pour tuer dans l’œuf les poussées de révolte qui pourraient se développer au sein de l’opposition à la « Loi travail ». Une énième reforme d’un Code de l’esclavage, dont nous nous foutons avec un certain érotisme printanier. Parce que ce qu’on voudrait, c’est le dépassement des revendications de misère, pour aller vers une critique révolutionnaire – et dans les actes – de l’oppression du travail, de l’État et de cette société.

Nous voudrions discuter avec d’autres des possibles issues que ce « mouvement » pourrait prendre – ou pas. Nous voudrions nous rencontrer pour échanger des informations, des analyses, des perspectives.

Parce que, mouvement ou pas mouvement, certaines questions perdurent : qu’est ce qu’on veut atteindre, en tant que révolutionnaires ? Avec quels moyens ? Qu’est ce qu’on veut faire ? Qu’est ce qu’on peut faire ? Avec qui ? Qui sont les faux amis qui sont déjà en train de faire naître leur « force » politique à l’extrême gauche ou dans les milieux dits « anti-autoritaires », ou leurs carrières sur nos têtes ?

Des questionnements toujours valables, qui nécessitent une compréhension de la situation sociale dans laquelle les révolutionnaires vivent et agissent, afin de ne pas être coupés du monde, ni d’être toujours à la traîne.

A lire ou relire en ce moment :

Dispo à La Discordia : Anthologie de textes courts – Fredy Perlman

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Anthologie de textes courts – Fredy Perlman
224  pages – format 11,8 cm x 17,5 cm
6€ (4€ à partir de 5 ex.).
Frais de port : 2€ pour un ex. + 1€ par ex. supplémentaire
Informations sur les commandes

Sommaire

• p. 11 – Parcours d’un apatride – Fredy Perlman
• p. 24 – L’Appel constant du nationalisme
• p. 78 – L’Antisémitisme et le pogrom de Beyrouth
• p. 108 – Tout peut arriver
• p. 126 – La reproduction de la vie quotidienne
• p. 162 – Naissance d’un mouvement révolutionnaire en Yougoslavie
• p. 200 – Progrès et énergie nucléaire
• p. 212 – Bibliographie & traductions

Programme de mars 2016

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La bibliothèque est ouverte tous les lundis de 16h à 20h.

On trouvera toutes les suggestions de lecture des discussions à la bibliothèque en version papier. Pour être tenus au courant par mail des activités de La Discordia envoyez « Liste de diffusion » à ladiscordia[at]riseup.net


 

Loi Travail : Des pierres supplémentaires apportées à l’édifice de la domination

Lundi 21 mars 2016 – 19h

flyLa dernière proposition de réforme du code du Travail est contestée par la plupart des partis et des organisations, y compris syndicales, qui se situent à gauche de la gauche officielle au pouvoir, celle du PS. Front de gauche, PC inclus, épaulé entre autres par le NPA, la CGT, FO et SUD, la présente comme le dynamitage de « l’héritage social du programme de la Résistance ». C’est-à-dire comme la liquidation du compromis qui, sous la houlette de l’Etat providence et grâce à la collaboration syndicale, facilita, à l’époque des Trente Glorieuses, la croissance et la modernisa- tion du capital, et la subordination des salariés à ses fins. Aujourd’hui, les prétendus frondeurs nous appellent à nous mobiliser contre « l’attaque sans précédent des acquis ». Mais en quoi consistent lesdits « acquis » ? Dans quelle mesure le dernier serrage de vis en cours modifie-t-il les relations salariales qu’ils sanctionnent ? Et puis, s’il est nécessaire de croiser le fer avec ce qu’il représente, c’est dans quels buts, avec quels moyens, etc. ? C’est pour en débattre ensemble que nous vous proposons de nous retrouver à « La Discordia », le lundi 21 mars à 19 heures.

Suggestions de lecture :


Projection/discussion : Identité, pédagogie, racisme et école de la république

Mardi 29 mars – 19h

Aujourd’hui, nous sommes sommés d’appartenir, d’être au monde selon un modèle défini par d’autres, souvent le pouvoir. A l’heure où de tous les côtés de l’échiquier politique, on ne se sent plus capable de composer un rapport à l’autre sans le ranger dans les tiroirs-caisses de l’identité (communautaire, « ethnique », « raciale », confessionnelle, etc.), il serait temps de comprendre d’où peut bien provenir cet état de fait, sans pour autant se laisser distraire par des évidences. L’« école de la république » n’est-elle pas aussi un vecteur de ces mécanismes identitaires qui font le lit du racisme, tout en mettant en œuvre une uniformisation a minima, normalisante et intégrationniste ? Une chose est certaine, l’»universalisme» que celle-ci promeut n’est pas moins particularisant et favorable aux logiques identitaires que celui de toute autre Eglise, qu’elle soit religieuse, républicaine, laïque (et donc étatique) ou politique. En effet, alors que l’école veut faire de tous des «français», d’autres forces politiques lui offrent une fausse opposition qui la renforce, en souhaitant nous voir nous définir a contrario (respectant en cela la vielle logique gauchiste de l’inverse- ment des valeurs de l’ennemi, plutôt que de leur destruction). Toujours autrement que par nos choix et nos perspectives, leur préférant des critères déterministes, biologiques et sociobiologiques, qui sont autant d’armes au service d’une séparation tribale d’une humanité que seuls les centres commerciaux, les joies de l’esprit d’entreprise et les armées seraient capables de rassembler… Mais si nous refusons d’être des «français», c’est aussi parce que nous refusons l’identité sous toute ses formes, sous pavillon d’oppression et de victimisation comme sous pavillon laïque et républicain. Un vieux dicton révolutionnaire affirmait que « parce que tout commence à l’école, il faut commencer par brûler son école ». C’est pourquoi, sur la base de quelques extraits (courts) d’un reportage tourné dans un lycée professionnel du 93, nous proposons de réfléchir ensemble à cette question. On y voit des journalistes et des enseignants s’inquiéter et s’affairer autour d’élèves qui « ne se sentent pas français » (mais le problème est-il vraiment à cet endroit-là ?). On pourra donc aussi parler de la manière dont ces assignations se transmettent, des pièges proposés, dans ce reportage, mais plus largement dans les démarches pédagogiques conseillées aux adultes pour développer la laïcité et l’appartenance à la communauté nationale des adolescents qui servent de « population témoin », c’est-à-dire de cobayes. S’il y a assurément de l’inquiétude à formuler, par exemple à l’endroit de la propagation du religieux sous toutes ses formes, ou sur les diverses modalités de la maltraitance institutionnelle, les solutions cen-sées y remédier sont aussi largement inquiétantes. Cependant, nous pensons qu’il est possible de tracer un chemin sans Etat, sans république, sans dieux ni maîtres, et sans pour autant nous recroqueviller sur une quelconque identité fictive ou une communauté confortable, qui n’aura à envier au pouvoir que ses proportions.

Suggestion de lecture :


Cycle «Nique la France» : Retour sur des révoltes et des luttes d’un passé récent, pour nous préparer à celles du futur

La révolte du mouvement dit« anti-CPE » (Deuxiéme partie)

Mercredi 6 avril 2016 – 19h

Dix ans après l’enterrement du mouvement dit « anti-CPE », et à l’heure où d’autres mouvements pourraient naître, nous pensons essentiel de ne pas laisser tomber les expériences de lutte dans l’oubli, mais plutôt de les critiquer, s’en inspirer, en tirer des bilans pour nous préparer aux révoltes du futur. Le mouvement dit « anti-CPE » a en effet été bien plus qu’un simple mouvement, puisque pour beaucoup de ses participants, ces quelques mois ont été une révolte massive, et pas juste un « mouvement social » passif et attentiste en dialogue permanent avec le pouvoir. Le rejet des syndicats, les émeutes et le sabotage ont garanti à ce mouvement, pourtant centré sur le « blocage » et l’assemblée, une capacité offensive qui a bien failli déborder les cadres réformistes définis et limités par l’Etat et ses partenaires sociaux, puisqu’il ne s’agissait pas d’une simple lutte contre une simple loi – contrairement à ce que racontent et raconteront encore les multiples défenseurs du statu quo. Nous reviendrons donc sur ces quelques mois de révolte qui ont fait trembler le pouvoir, un an après la révolte de 2005, dans toutes ses limites, ses qualités et ses leçons tirées. Et toujours ces questions : comment propager une révolte dans le temps et dans l’espace, comment prévenir tout retour à la normale ? Y réfléchir collectivement ne suffira pas pour y répondre, car c’est dans la pratique que les théories se valident ou s’invalident, mais cela peut déjà nous donner quelques pistes, ici et maintenant, pour subvertir ce monde de fric et de flics.

On pourra consulter une vidéo réalisée pour l’occasion.

Programme de février 2016

Télécharger le programme de La Discordia (4p – A5) – février 2016.

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PDF imprimable du programme en version affiche A3

La bibliothèque est ouverte tous les lundis de 16h à 20h.

On trouvera toutes les suggestions de lecture des discussions à la bibliothèque en version papier. Pour être tenus au courant par mail des activités de La Discordia envoyez « Liste de diffusion »  à ladiscordia[at]riseup.net

[Un communiqué suite à quelques “dégradations” contre la bibliothèque est à lire ici. Le témoignage de solidarité d’un compagnon ici. Le communiqué de soutien des rédacteurs du journal de rue Paris Sous Tension ici. Un texte solidaire des  oiseaux de passage à lire ici, un autre , ainsi que quelques mots de Vosstanie, du GARAP, de Delenda Est (Clermont-Ferrand), de Dialectical Delinquents (en anglais), de La Rebelión de las Palabras (en espagnol) ou de Magazin (en allemand). Merci également à tous les traducteurs qui ont mis la main à la patte. Aux merdes humaines qui se cachent derrière leurs sites d’extrême droite pour récupérer ces quelques péripéties à leurs fins racistes et totalitaires, abstenez vous].

[Un second communiqué en réponse à une deuxième vague de gribouillis est à lire ici ]


Apéritif de soutien aux inculpé.e.s de « l’affaire de Labège » et à La Discordia

Lundi 15 février 2016 – 19h

La permanence hebdomadaire de la Discordia se prolongera le soir, autour d’un verre et de quelques choses à grignoter (ramenez-en aussi). Cet apéritif est un moyen pour la Discordia de se financer. Soyez donc présents et généreux si vous voulez qu’elle survive et perdure. Cette fois-ci, la moitié du soutien ira aux inculpé.e.s de « l’affaire de Labège » (voir Affaire de Labège : Clap de fin…). Pour en finir avec les EPM, pour en finir avec toutes les taules !


Cycle « Nique la France » : Retour sur des révoltes et des luttes d’un passé récent, pour nous préparer à celles du futur

Première partie : La révolte de novembre 2005

Jeudi 25 février – 19h

Voir un vidéoflyer pour la discussion.

Novembre 2005 : la nouvelle de la mort de deux jeunes à cause de la police à Clichy-sous-Bois se répand comme une étincelle qui met le feu à une société où déjà couvaient les braises. Pendant des semaines des personnes s’affrontent avec les flics, crament véhicules et établissements publics, avec la rage produite par un monde de misère et d’exploitation. Les appels au calme des politiciens de tous les bords, des syndicalistes, des grands frères associatifs, des businessman légaux comme illégaux, ou des autorités religieuses n’y feront rien, l’État ira jusqu’à évoquer la possibilité de déployer l’armée pour maîtriser cette révolte incontrôlable, car sans chefs et sans revendications immédiates.

Dix ans plus tard, le tableau s’est obscurcit : la peur et l’endoctrinement religieux se répandent parmi les exploités, l’État voudrait se présenter comme seul barrage au terrorisme islamiste, et des réactionnaires identitaires cherchent à récupérer la mémoire de la révolte de novembre 2005. Comment utiliser cette expérience-là pour préparer dés aujourd’hui les subversions du futur ? De quelle façon la pacification sociale limite-t-elle des possibilités de ce type et comment faire sauter ces verrous ?

Quel pourrait être le rôle des révolutionnaires dans des situations de ce type ? Comment mettre le feu aux poudres, sans se poser en avant-gardes politiques, mais comme minorités agissantes de révoltés parmi d’autres ? Comment tisser des liens de complicité en vue des prochaines révoltes ? Comment empêcher le retour à la normale ?

(la deuxième partie de ce cycle s’intéressera au mouvement contre la loi CPE du printemps 2006, elle aura lieu dans les prochains mois)

Suggestions de lecture :


Polyamour, couple, amour « libre » : Quelques pistes pour sortir des normes affectives et relationnelles

Mercredi 2 mars 2016 – 19h

Depuis la publication en 2013 du texte « Papillons, amour libre et idéologie – Lettre sur l’inconséquence », de nombreuses discussions (ou polémiques) ont eu lieu ici et là, sur les questions posées par ce texte. En sont ressortis de nombreuses réflexions, véritablement diverses et stimulantes. Lorsque nous critiquons les religions du couple et du mariage, sommes nous assez prudents pour ne pas, face à une société normative, créer des contre-normes qui ne seraient que le miroir des relations autoritaires qui nous sont inculquées depuis l’enfance ? Est-il possible d’inventer des relations « libérées » dans un monde qui ne l’est pas ? Essayons de trouver des pistes pour combattre les normes affectives et relationnelles dominantes sans reproduire nous-mêmes les schémas autoritaires de la domination à l’envers, comme l’ont fait jusqu’à maintenant la plupart des tentatives anciennes comme (post)modernes (polyamour, amour libre, phalanstères, communautés etc.).

Suggestions de lecture :

Programme de décembre 2015 / janvier 2016

Télécharger le programme de la Discordia (4p – A5) – décembre 2015 / janvier 2016

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PDF imprimable du programme en version affiche A3

La bibliothèque est ouverte tous les lundis de 16h à 20h.

(sauf les lundis 21 et 28 décembre 2015)

On trouvera toutes les suggestions de lecture sur les discussions à la bibliothèque en version papier. Pour être tenus au courant par mail des activités de La Discordia envoyez « Liste de diffusion »  à ladiscordia[at]riseup.net


État d’urgence et après ?

Lundi 7 décembre 2015 -19h

Les mesures d’État d’urgence (interdictions de manifestations et la répression qui s’en suit, perquisitions administratives et assignations à résidence, etc.) commencent à frapper aussi les milieux « subversifs », en plus de la répression « habituelle » et de celle spécifique au déroulement de la COP21.

Nous voulons proposer un moment pour échanger des informations techniques, mais aussi développer des réflexions et chercher des pistes pour répondre à cette escalade répressive et sécuritaire. Non pas dans une simple perspective anti-répression, mais encore et toujours dans l’optique de partir à l’assaut de ce monde. Ce sera également l’occasion de partager des informations et des connaissances pour mieux s’armer face à cette situation, encore inédite pour la majorité d’entre nous.


Kurdistan, Catalogne, Pays Basque, Palestine … : Nationalisme ou anationalisme ?

Mardi 15 décembre 2015 -19h

Depuis toujours nous avons pu voir des révolutionnaires succomber aux sirènes nationalistes diverses, à partir du moment où elles revêtent certains concepts éculés tels que « luttes de libération nationale », « droit à l’auto-détermination », « peuples en lutte », « anti-impérialisme », etc.
Parfois on pourrait mettre cette naïveté sur le dos de l’exotisme, mais lorsque ces soutiens sont dirigés vers des mouvements qui sont tout près de nous, on se dit qu’il y a autre chose.
Que ce soit le Kurdistan, la Catalogne, le Pays Basque, la Palestine et d’autres encore, nous voyons le même désir nationaliste de limiter une population à une pseudo « histoire » (en fait, un imaginaire figé et romancé), un territoire, une langue voir une religion, et surtout, à un destin et un projet commun pour lesquels des gens sont prêts à se sacrifier.

Dans ces mouvements de « libération » nationale, le moteur est ce désir de devenir à son tour celui qui détient le pouvoir, celui qui impose sa « culture », sa vision du monde, sa langue. Prendre simplement la place de ceux qui ont le pouvoir, et désigner comme étrangers, indésirables, ennemis, ceux qui dominent aujourd’hui la petite nation homogène et imaginaire à laquelle on s’identifie. Car c’est bien le problème, l’idée abstraite d’un ensemble de population homogénéisé, et une vision manichéenne de la domination basée sur le postulat d’un État dominant contre le petit peuple mythifié en lutte, et qui ne connaîtrait soi-disant pas de rapports internes de domination.

Ce que nous voulons mettre en avant c’est le refus de ces schémas nationalistes simplistes, qui ne luttent pas contre l’État et le capitalisme, mais qui n’ont que le désir de créer d’autres États servant leurs petites nations imaginaires, et surtout, leurs petits intérêts. L’idée de « nation des opprimés » est donc un oxymore.

Suggestions de lecture :


Des révoltes dans la Chine d’aujourd’hui

Dimanche 10 janvier 2016 – 19h

Pendant longtemps, après la répression implacable des tentatives d’insurrection de la fin des années 1980, tout semblait tourner au mieux pour les maîtres de la domination en Chine continentale, combinant la tradition mandarinale de l’État, reprise en grande partie par Mao et ses héritiers, et la modernisation du capital. Or, depuis quelques années, l’azur du « socialisme de marché » est de plus en plus troublé par l’apparition de foyers de résistance et d’insoumission, parfois très violentes, dans les villes mais aussi dans les campagnes. Quelles sont les particularités de ces combats, leurs forces, leurs faiblesses, telles que nous pouvons les appréhender en tenant compte de l’histoire et de la situation en Chine ? Ce sont les pistes que nous vous proposons d’explorer ensemble. Non pas pour faire œuvre d’historiens et de politologues mais parce que, pour paraphraser Bakounine : « Si ma liberté est mienne, elle dépend aussi de celle des autres. »


Islamophobie : du racket conceptuel au racket politique

Mardi 26 janvier 2016 – 19h

Le concept d’islamophobie est un racket sémantique et politique qui se situe au carrefour de deux camps conceptuels, celui du religieux et celui du racisme. Son but est en effet d’enlever toute légitimité à la critique de la religion musulmane (et donc, par glissement, aux religions en général), taxant systématiquement toute critique de racisme envers les croyants (réels ou supposés). De nombreux soi-disant « révolutionnaires » se sont réappropriés ce concept et, par conséquent, l’aveuglement face au rôle autoritaire et pacificateur de toute religion.

Alors que nos pieux « révolutionnaires » nous parlent d’« islamophobie » à toutes les sauces, les fachos du printemps français nous parlent, eux, de « cathophobie », d’autres encore de « négrophobie » ou de « judéophobie ». Chacun tente son petit racket politique sur l’antiracisme. Chacun a sa petite oppression et ses petits particularismes à mettre en avant, toujours en concurrence avec ceux des autres, approfondissant les divisions entre exploités. Et surtout, plus personne ne parle de la lutte contre le racisme en tant que tel, et sous toutes ses formes.

Refuser ce raccourci conceptuel est un point de départ pour s’opposer à toutes les religions, y compris l’islam, présenté à tort par les défenseurs du concept d’« islamophobie » comme la religion des opprimés (comme le catholicisme irlandais ou le bouddhisme tibétain à d’autres époques). Il s’agit alors de nous faire passer la religion comme élément d’émancipation dans le pire des cas, et dans le moins pire, de faire passer l’idée que la religion n’est pas, en soi, un outil de domination séculaire au service de l’ordre. Derrière cela se cache l’idée que les rapports de domination, lorsqu’ils sont portés par de supposés « opprimés », deviendraient émancipateurs.

Parce que la religion reste un problème majeur pour ceux et celles qui veulent une transformation radicale de ce monde, sa critique est nécessaire, aujourd’hui plus que jamais. Parce qu’il n’y a pas de « religions des opprimés », seulement des religions qui oppriment.

Suggestions de lecture :

Disponible à La Discordia : Des Ruines n°2 – Automne 2015

Nous sommes heureux d’annoncer la sortie du deuxième numéro de la revue anarchiste apériodique Des Ruines au format A4 relié, avec cette fois-ci 168 pages et trois dossiers. La revue se donne l’ambition de remuer les réflexions, recherches et débats autour des perspectives anarchistes et antiautoritaires. Certains débats vifs et toujours d’actualité, certains autres laissés de côté et exhumés pour l’occasion.

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Programme de novembre 2015

Télécharger le programme de la Discordia (4p – A5) – novembre 2015

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La bibliothèque est ouverte tous les lundis de 16h à 20h.

On trouvera toutes les suggestions de lecture sur les discussions à la bibliothèque en version papier. Pour être tenus au courant par mail des activités de La Discordia envoyez « Liste de diffusion »  à ladiscordia[at]riseup.net


Apéritif de soutien

Voir la page Nous soutenir.

Jeudi 5 novembre 2015 – 19h


No-Tav : Défendre un territoire ou détruire le vieux monde ?

Jeudi 12 novembre 2015 – 19h

Depuis une vingtaine d’années, des habitants d’une vallée alpine italienne s’opposent à la construction d’une ligne ferroviaire à haute vitesse (TAV) reliant Lyon à Turin, et qui détruirait encore plus « leur » vallée. Des personnes venant de toute l’Italie et d’ailleurs ont rejoint cette lutte, essayant parfois de partir de là pour développer une opposition globale au monde qui produit des nuisances comme le TAV. C’est, du moins, ce qu’on nous raconte. Mais nous voudrions parler à cette occasion de ce qui est moins connu : les attaques de 1996-1998, celles plus récentes, les oublis ou les dissociations de la plus grosse partie du « mouvement No-TAV » par rapport à l’action directe, les délations et la tolérance dont jouissent les délateurs, ainsi que la mentalité de Parti du mouvement No-TAV. Mais c’est aussi l’occasion de discuter de la recherche de la légitimation pour se révolter dans les fameuses « masses » (comprendre : salariés comme patrons, pauvres comme riches, députés, juges et curés) qui coupe les ailes des perspectives révolutionnaires. Cela crée le sentiment sécurisant et douillet d’une « grande famille », mais nous fait souvent abandonner la nécessité d’une rupture révolutionnaire.

Suggestion de lecture :


 Les internationalistes du 3ème camp pendant la seconde boucherie impérialiste (1939-1945)

Samedi 21 novembre 2015 – 19h

“N’espérez nullement en Roosevelt, Churchill, Staline ou le Pape”. (Extrait d’un tract rédigé en italien et diffusé dans la région de Grenoble en mai 1943 par les Communistes Révolutionnaires.)

Ces camarades auraient pu ajouter, sans nul doute “n’espérez nullement en la Résistance patriotique“. Car les illusions allaient bon train dans cette période où divers groupes et militants révolutionnaires se sont fourvoyés dans la défense d’un camp impérialiste contre un autre : des trotskystes qui sous couvert de défense de l’État ouvrier “dégénéré” en Russie ont soutenu les efforts de la “glorieuse” Armée Rouge à certains anarchistes qui ont contribué à conforter l’autorité de l’État sous couvert d’antifascisme. Se vérifie ainsi que la réalité ne pardonne aucune erreur théorique : ne pas avoir saisi que cette guerre est une guerre inter-impérialiste et qu’en aucun cas le prolétariat ne peut soutenir un camp contre l’autre, sous un quelconque prétexte. Seuls quelques petits groupes de camarades ont compris que cette guerre est de même nature que la précédente et que l’alternative ne peut qu’être sa transformation en guerre civile contre toutes les bourgeoisies.

70 ans plus tard le mythe de la Résistance a encore la peau dure et donc le mythe du nationalisme, qu’il y aurait quelque chose en commun entre exploiteurs et exploités. A nous de saper ses bases en découvrant ces groupes, commencer à se réapproprier leurs analyses, leurs positionnements et leurs pratiques internationalistes, en un mot : s’en nourrir. A nous de faire le lien entre cette lutte passée et nos luttes présentes et futures. Le nationalisme sous toutes ses formes n’est pas encore crevé : apportons notre pierre pour lui faire la peau !

Quelques suggestions de lecture :

  • Présentation, tracts, journaux, revues de ces différents groupes.
  • Les internationalistes du 3ème camp en France pendant la seconde guerre mondiale, Pierre Lanneret. Editions Acratie, 1995.
  • Combats pour la liberté, Pavel et Clara Thalmann. Editions la Digitale, 1983. Rééd. 1997.
  • Seuls les fous n’ont pas peur, Georg Scheuer. Editions Syllepse, 2002.
  • L’enfer continue, la Gauche communiste de France parmi les révolutionnaires, Editions Ni patrie ni frontières, 2013.
  • L’an prochain, la révolution, les communistes juifs immigrés dans la tourmente stalinienne (1930-1945), Maurice Rajsfus. Editions Mazarine, 1985.
  • Ni travail, ni famille, ni patrie, journal d’une brigade FTP-MOI, Toulouse, 1942-1944, Gérard de Verbizier. Editions Calmann-Lévy, 1994.
  • Les parias de la Résistance, Claude Lévy. Editions Calmann-Lévy, 1970.
  • Mémoires, un révolutionnaire dans la Grèce du XX° siècle, Agis Stinas. Editions la Brèche, 1990.
  • Contro venti e maree, la seconda guerra mondiale e gli internazionalisti del “Terzo Fronte”, Arturo Peregalli. Editore Colibri Edizioni, 2002
  • Les suggestions de lecture du débat “Les mythes de la Résistance” de septembre dernier.

Ni racisme, ni racialisme, ni races : Sur la récupération du racisme par la gauche (et vice-versa).

Mercredi 25  novembre 2015 – 19h

L’idée d’une division de l’humanité en races, et le racisme qui en dérive, ont toujours été utilisés par le pouvoir (politique, économique, religieux, moral) comme un instrument servant à diviser les exploités entre eux. Cependant, dans ce monde ubuesque, on peut trouver des théoriciens universitaires (comme P. Tevanian) et des groupuscules politiques (tels le Parti des Indigènes de la République), qui se réapproprient le concept de « race ». Une racialisation de gauche de la politique (avec des bases prétendument « sociales ») sur laquelle le pouvoir (à travers des groupes comme SOS Racisme) prospère depuis déjà longtemps. Comment s’opposer à cette dérive qui, sous couvert de lutter contre des formes spécifiques de racisme (jamais contre le racisme en tant que tel et sous toutes ses formes), remet à l’ordre du jour la croyance que l’humanité se diviserait en « races » ? Comment viser à la fin du racisme au sein d’une démarche de libération totale, et non dans une optique identitaire qui voudrait valoriser des groupes humains particuliers, au dépens ou en concurrence avec d’autres ?

Quelques suggestions de lecture :